28 janvier 2010
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L'Assemblée de Polynésie veut se payer sa chaîne de télé
Le lancement de la chaîne de télévision de l'Assemblée de Polynésie (en vérité un programme plutôt qu'une vraie chaîne) pourrait être avalisé le 8 février prochain, date à laquelle une réunion est prévue pour valider l'achat du matériel audiovisuel. Le 22 janvier dernier, un pilote a été tourné. C'est un montage de 60 minutes résumant les débats de l'Assemblée de ce jour. Des accords de diffusion sont en cours avec TNTV pour la diffusion locale et RFO/Tempo pour une diffusion dans l'ensemble de l'outre-mer (même si Tempo est menacée de disparaître avec l'arrivée de la TNT outre-mer). De même un accord serait en cours de négociation avec Jean-Marc Boreno, secrétaire général en charge des partenariats pour la chaîne Public Sénat. Pas d'information sur le prix, mais il semble qu'en Polynésie, quand on aime, on ne compte pas !
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28 janvier 2010
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La phrase qui tue du Haut-commissaire Adolphe Colrat
Alors qu'il participait mardi à l'animation des rencontres numériques, dans le cadre du FIFO à Papeete, où l'on débattait du "monde des liens numériques" avec l'arrivée de la TNT et du câble qui reliera bientôt la Polynésie à Hawaï, le Haut-commissaire de la République, Adolphe Colrat, a eu cette phrase sublime : " Ce matin, je n'ai pas mon téléphone portable et c'est un sentiment de liberté (jusque là, on comprend !), à la maison, je n'ai pas de télévision et c'est un grand sentiment de liberté." L'animateur des tables rondes, Marcel Desvergnes, a alors eu cette riposte : "Dans ce cas-là, on peut arrêter les débats..." C'est pas facile d'être un haussaire moderne !
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27 janvier 2010
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Florence Aubenas dans le bain du FIFODimanche 24 janvier, le président de l’association du Festival international du film océanien (FIFO), Walles Kotra a emmené Florence Aubenas, la présidente du jury de cette 7e édition qui a débuté mardi 26, caresser les raies à Moorea, histoire de marquer d’une réalité tangible le vocable « océanien » dans l’acronyme du FIFO. (Photo : FXG agence de presse GHM)
Au programme du FIFO : 17 films en compétition pour le Grand prix du jury (présidé par Florence Aubenas) et 26 hors compétition qui ne concourrent que pour le prix du public.
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23 janvier 2010
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80 artistes font un geste pour Haïti
Près d’une centaine d’artistes ont répondu présents à l’appel d’Olivier Laouchez, le patron de Traces TV, pour participer à l’enregistrement d’une chanson et d’un clip : Un geste pour Haïti. « C’est vrai, explique le patron de Traces TV, qu’on est une chaîne musicale, qu’on connaît les artistes et qu’on a joué sur le réseau et les amis. Beaucoup d’artistes ont appelé d’eux-mêmes pour dire qu’ils avaient envie d’y être, envie de participer. Et ils ont joué le jeu très vite, ce qui nous a permis de sortir ce titre en si peu de temps. » Enregistré entre le 15 janvier, 10 heures, et le 16 janvier, 22 heures, le titre accueille Vicelow, Lynnsha, Pascal Gentil, Charles Aznavour qui a écrit : « Ils n’avaient pas grand-chose, à présent ils n’ont plus rien… » Il y a encore Zazie, Grand corps malade, Manu Dibango, Michel Drucker, Harry Roselmack, Lilian Thuram, Kavanagh, Ophélie Winter, Cesaria Evora, Lynnsha, Samïn, Noémie Lenoir, Perle Lama, Stommy Bugsy… Piloté par Passi et Jacky et Ben J des Neg Marons, le morceau a su drainer les stars. Le clip va être fourni à toutes les télés, toutes les radios et les fonds récoltés seront reversés à la Croix rouge.
Jeudi, lors de la présentation du clip à la Grande Halle de la Villette, Olivier Laouchez a signé une convention de reversion avec le Dr Robert Sebag, administrateur de la Croix rouge, en présence du chargé d’affaires de l’ambassade d’Haïti à Paris, Gaspard Fritzner. « Ca veut dire que tous les revenus de l’exploitation de ce titre et du clip vidéo vont être reversés à la Croix rouge pour soutenir des actions en Haïti », a précisé le patron de Traces TV.
FXG, agence de presse GHM
« Cœur et micro ouverts »
Est-ce que ça a été un exploit de réunir ces 80 artistes ?
On a été surpris mais c’est parce que les artistes ont été vraiment touchés qu’ils ont voulu venir donner de leur cœur en plus de leurs paroles. C’est ce qu’on ressent sur le morceau et c’est pour ça qu’on a près de 80 artistes et personnalités.
Certains artistes ont écrit eux-mêmes les paroles qu’ils ont chantées…
Il y avait ceux qui avaient des paroles à proposer et c’est très important car c’est leur ressentiment qu’on voulait, il y en avait d’autres qui voulaient rentrer dans le refrain ou dans certaines paroles. C’était micro ouvert et cœur ouvert !
Qu’avez-vous voulu apporter aux gens qui souffrent en Haïti avec ce clip ?
De l’espoir et de l’amour parce qu’ils en ont besoin. Ils ont besoin bien sûr d’aide, de main d’œuvre et de fonds mais ils ont besoin aussi de cette joie et cet espoir que nous, artistes, dans nos chansons, on arrive à faire passer. On peut chanter la détresse et la peine et ressentir la même chose qu’eux. En écoutant Un geste pour Haïti, ils peuvent sentir que le cœur est avec eux. Ce n’est pas un chant festif, c’est comme si on partageait une prière et un espoir.
Propos recueillis par FXG, agence GHM de presse
Ils ont dit Manu Dibango
« Vous avez vu qu’il y a 80 artistes, ça veut dire qu’Haïti existe. Malheureusement les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne. Donc il faut que ça déraille pour voir l’existence et la possibilité de cette île. J’ai dit à Passi que ce problème déborde celui d’Haïti. L’existence de tout ce monde qui se mobilise parle déjà. Il y a eu Toussaint Louverture, eh bien ça, c’est la deuxième ouverture ! »
Grand Corps malade
« Je ne connais pas Haïti. Je connais quelques Haïtiens mais je ne suis jamais allé à Haïti. Je sais que c’est un pays très actif malgré sa pauvreté. On parle souvent d’Haïti comme un pays très pauvre mais c’est aussi un pays où il y a une grande culture, de la littérature, de la peinture… Eh bien voilà, il va falloir reconstruire le pays pour que tout ça continue. Avec ma contribution, j’ai voulu parler du travail qu’il faut pour la reconstruction du pays, et surtout parler de notre partie à nous qui est cet élan de solidarité et qu’il faut qu’on soit à la hauteur de ce mot-là. »
Thierry Cham et son manager
L'équipe de l'amabassade d'Haïti à Paris, Maquet Delva, Wilbert Belizaire et Gaspar Fritzner.Claudy Siar, Tropiques FM
George Pau-Langevin, députée de Paris
Lynnsha
Nathalie Carollo, réalisatrice de clip (NS Events), Ali Angel et Tina
Manu Dibango serre la paluche de Jacky
Miss Dominique
Ophélie Winter
Stomy Bugsy
Manu Dibango, Grand corps malade et BenJ
Daniel Picouly
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23 janvier 2010
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Le bilan des « billets Karam »
188 991 sièges ont été vendus au tarif le plus bas de la grille pour les Antilles, la Guyane et la Réunion depuis la signature, il y a un an de la charter d’engagement volontaire des compagnies aériennes deservant les DOM. L’engagement de réserver 15 % de sièges au prix le plus bas de la grille tarifaire a été dépassé : 16 à 17 % pour Air France, 20 à 22 % pour Corsairfly (65 000 passagers), et 46 000 sièges pour Air Caraïbes au lieu de 36 000 prévus. Chez Air France, ces prix ont été de 479 euros pour les Antilles et 979 euros pour la Réunion et ont été attribués à ceux qui partaient plus de 21 jours. Corsairfly a indiqué un prix moyen de 799 euros pour les Antilles et de 1049 pour la Réunion et annoncent pour 2010 499 et 899 euros pour les Antilles et la Réunion. Air Caraïbes a proposé des tarifs de 420 à 490 euros tout au long de l’année. Concernant les déplacements pour cause de deuil, 4000 personnes ont bénéficié d’un tarif préférentiel. « Ca fonctionne bien la semaine mais pas les week-ends quand les administrations sont fermées », a regretté Marc Rochet d’Air Caraïbes. Les franchises d’excédent de bagages ont été améliorées comme le prix des bagages non accompagnés. Seule la disposition prévoyant de réserver une réduction de 33 % aux personnes défavorisées n’a pas été mise en œuvre. « Le passage au RSA dans l’Hexagone et au RSTA dans les DOM a modifié les critères d’évaluation et rendu la chose plus compliquée », selon Patrick Karam. Celui-ci a demandé à François-Xavier Bieuville, directeur de l’ANT d’étudier la manière de définir le public prioritaire. Il reviendrait ensuite à l’ANT de distribuer un coupon de réduction aux personnes défavorisées se trouvant dans la nécessité de voyager.
Congés bonifiés et allègements de charge
Marc Rochet est intervenu pour évoquer la problématique des congés bonifiés qui « bloquent l’entrée et la sortie de la période des grandes vacances » et qu’il souhaiterait voir assouplis. Rappelant qu’un chantier avait été ouvert du temps d’Yves Jégo, il a demandé que « l’Etat se remette au travail ». Patrick Karam qui intégrait au dispositif les compagnies aériennes desservant Wallis, Mayottte, Saint-Pierre et la Nouvelle-Calédonie, a indiqué par ailleurs que la Polynésie française serait bientôt concernée par la charte. « Nous sommes en fin de négociations avec Christian Vernaudon, le président d’air Tahiti Nui. » Enfin, Patrick Karam qui s’était battu en vain pour qu’Air Austral intègre la liste des compagnies signataires, a voulu tacler son président Gérard Ethève : « Air Austral annonce avoir vendu 22 % des sièges au prix des deux premières grilles. Seule compte la première ! » Olivier Besnard a demandé que Corsairfly puisse bénéficier des mêmes mesures d’allègement de charges sociales que sa concurrente Air Caraïbes. « Je soutiendrai cette démarche qui va dans le sens de l’équité auprès de Marie-Luce Penchard », lui a répondu le délégué.
FXG, agence de presse GHM
Signataires depuis jeudi de la charte Karam pour la Nouvelle-Calédonie, Jean-Michel Masson, président d'Air Calin et Antoine Pusseau, directeur général d'Air France, répondent à nos questions.ITW Jean-Michel Masson, Air Calin
" Un investissement de plusieurs dizaines de millions de francs CFP "
Combien de sièges allez-vous mettre à disposition au meilleur prix de votre grille tarifaire ?
Ce sera de l’ordre de 1600 sièges pour les passagers Wallis Paris, pendant les trois mois de pointe du 1er décembre à fin février et, d’une manière générale pour toutes les dispositions prises par Air France, elles seront applicables y compris sur la partie du vol assuré par Air Calin entre Nouméa et Wallis.
Et sur la partie du vol Paris Nouméa que vous assurez avec Air France, le dispositif s’applique aussi ?
Oui parce que Air France achète une partie de la capacité des avions d’Air Calin qui desservent Tokyo, Osaka ou Séoul et les commercialisent avec ces nouveaux tarifs qu’elle applique sur ses liaisons entre Paris et Nouméa. Nous, nous prenons le relais entre Nouméa et Wallis de manière à ce que les Wallisiens et les Futuniens bénéficient du même type d’avantages intégralement, de bout en bout.
Ca représente quel investissement pour votre compagnie ?
C’est trop tôt pour le dire… On verra à l’utilisation au bout d’un an mais c’est un investissement de plusieurs dizaines de millions de francs CFP mais qui nous paraît important car il est essentiel que Wallis et Futuna ne soient pas exclus du dispositif.
A quoi vous engage cette charte ?
Ca nous engage à réserver ces 15 % de place entre Nouméa et Wallis, à proposer via la carte Visa Air France des paiements étalés, à mettre en place un tarif décès Wallis Paris au meilleur prix de notre grille tarifaire sans contrainte, applicable toute l’année, à proposer une tarification plus avantageuse sur les bagages non accompagnés, et enfin, lorsque le moment sera venu et que l’autorité sera capable de désigner les personnes défavorisées qui doivent voyager de leur appliquer la réduction de 33 % également sur la partie du trajet assurée par Air Calin.
Antoine Pusseau, directeur général d’Air France " Des billets de 1500 à 1800 euros "
Quelle est l’offre sur la Nouvelle-Calédonie à laquelle vous engage la charte ?
On étend l’offre qu’on avait proposée l’année dernière sur les DOM, c’est-à-dire qu’on propose que 15 % des places en classe économiques sont mises en vente au tarif le plus bas pendant la période de pointe, de décembre à février.
Comment ça se passe sur la partie du vol assurée par Air Calin ?
Il n’y a pas de problème. On a un accord avec Air Calin et, de toute façon, les vols Air France vont de Paris à Nouméa même si sur le tronçon Paris Japon ou Paris Corée, c’est Air France qui opère et que sur la deuxième partie, c’est Air Calin. La charte est valable sur l’ensemble du parcours.
On pourra espérer trouver des billets à quel prix ?
Ce sont des billets qui coûteront de 1500 à 1800 euros. Jusqu’à présent les tarifs étaient au moins à 2000 euros.
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23 janvier 2010
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Interview Marc Rochet, président d’Air Caraïbes
« Nous étions à Port-au-Prince, nous y resterons »
Quel dispositif avez-vous mis en place pour vos liaisons avec Haïti ?
Pour l’instant, on ne peut pas opérer de vols commerciaux sur Port-au-Prince, la priorité étant pour l’aide humanitaire, l’acheminement des hommes spécialisés dans ces interventions et celui du matériel, mais nous avons prévu un plan d’action en trois phases. La première fonctionne d’ores et déjà. Nous facilitons toutes les connexions via Santo Domingo qui permet, grâce à nos bases de Saint-Martin ou de Pointe-à-Pitre, d’arriver jusqu’à Saint-Domingue et là, nous coordonnons des navettes routières qui vont jusqu’à Port-au-Prince. Le transfert par route prend habituellement quatre heures, en ce moment il prend six heures compte tenu de la situation globale. Nous avons déjà acheminé 250 personnes avec beaucoup de matériel par cette voie là. Nous n’avons pas ouvert de trafic dans l’autre sens puisqu’il n’y a pas de demande en l’état actuel. Sur cet acheminement d’urgence, nous avons mis en place des politiques tarifaires adaptées. Ca fonctionne au départ de Paris jusqu’à Saint-Martin puis Saint-Domingue puis navette routière ou au départ des Antilles bien évidemment.
Quelle est cette politique tarifaire ?
Nous mettons en place une politique tarifaire qui soit en cohérence avec cette énorme problématique. Je vais même plus loin ; j’ai sollicité auprès de l’Aviation civile la possibilité pour ces gens-là de ne pas être redevables des charges et taxes aéroportuaires. L’effort ne doit pas être que celui des compagnies, il doit être partagé. C’est à tout le monde d’essayer de faire le maximum.
Quelle sera la deuxième phase ?
C’est celle qui va sans doute commencer dans quelques jours : prévoir la réouverture des vols pour Port-au-Prince à partir de notre réseau régional. C’est-à-dire qu’on va essayer d’éviter la navette routière qui, en plus, doit se faire impérativement de jour. Ce sera la séquence février en quelque sorte.
Et la troisième séquence ?
Ce sera la réouverture du long courrier, probablement à un horizon d’un mois de plus. Nous sommes la compagnie qui avait décidé d’ouvrir, en 2009, la liaison Port-au-Prince, Saint-Martin et Paris parce que nous croyons à ce pays, à l’énergie colossale de ses habitants. Mêmes frappés par le drame et la douleur, ils le montrent. Et nous, nous sommes conscients de notre responsabilité d’entreprise citoyenne en ce domaine. Nous étions à Port-au-Prince, nous y resterons et nous continueront à nous développer dès que, bien entendu, on pourra soit posé des avions du réseau régional, soit nos longs courriers.
Au sein de la compagnie, des personnels ont fondé avant le séisme une association humanitaire, Solid’Air Caraïbes, en faveur d’Haïti. La soutenez-vous ?
Solid’Air Caraïbes est une association différente d’Air Caraïbes mais elle est animée par quelqu’un de chez nous, Marie-Claire Roux qui s’engage de tout son cœur et de toute son énergie. Solid’Air Caraïbes existait avant les événements d’Haïti. Bien entendu nous l’avons aidée et nous allons continuer à le faire. On lui a autorisé certaines opérations qu’on ne fait pas en temps normal comme mettre des bons de souscription sur nos comptoirs de vente et puis on va surtout essayer de l’accompagner dans le temps.
Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM
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22 janvier 2010
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L’outrepeau de Marie-Claude Eudaric
La Martiniquaise Marie-Claude Eudaric présente, sous le nom L’outrepeau, son travail de plasticienne du 25 janvier au 25 mars à l’hôtel Montfleuri-Arc de Triomphe, au 21 avenue de la Grande Armée, à Paris.
Elle peint sous les étoiles, au 7e et dernier étage d’un vieil immeuble de Saint-Ouen en région parisienne où elle a installé appartement et atelier. Une bâche à même le parquet du salon, des tableaux retournés face au mur (pour qu’ils ne la perturbent pas quand elle crée), des pots d’enduit, de peinture et de colle, des pinceaux secs, des raclettes et des spatules, et des fenêtres au nord, pour l’unité de la lumière. Son couloir, comme son frigo, sont tapissés d’œuvres à l’encre de Chine… Marie-Claude Eudaric est plasticienne et, pour la première fois, la galerie d’un palace parisien, à deux pas de l’Etoile, lui consacre une exposition pour elle toute seule… et pour deux mois !
L’outrepeau. Consécration après une décennie d’apprentissage et des débuts comme barmaid dans le TGV. Dès ses débuts, une amie galeriste anglaise lui place quelques toiles et elle parvient à vivre un peu de son art. Mais son goût de la liberté lui colle à la peau et elle reste en marge du monde de l’art. Marie-Claire Biard, de la mairie de Paris, découvre son travail (trop proche d’Egon Schyle dont elle lui demande de se démarquer) et l’expose en 2000 à l’Espace Reuilly, puis c’est le salon des indépendants en 2003. Après Art in motion avec qui elle va à Rennes exposer dans les champs, elle part en drive à New York. « Là-bas, les sentiers ne sont pas balisés… » Un vernissage dans une galerie croisée au hasard, elle pousse la porte… Ce sera un accrochage à Manhattan ! En 2005, elle participe à la biennale du Cameroun à Douala, puis c’est l’expo Brassage, à Paris en 2008 où elle présente une encre de Chine emplie de tristesse. Son père, Claude Eudaric, mourra deux mois plus tard.
« La couleur pour sortir du deuil »
« Après le décès de mon père, j’ai cessé de peindre des visages. Je voulais travailler la matière, chercher une vie dans les choses, sortir de la douleur de l’être humain » qu’elle figurait jusqu’alors à l’encre noire. « J’ai demandé aux gens ce qu’ils aimaient et ça a été ma bouée de sauvetage : Eux, ils ont de la couleur, ils n’ont pas le deuil… » Alors elle se lance dans le rose, le jaune, dans la fraicheur ! « La couleur pour sortir du deuil. Céder pour ne pas décéder… » C’est le fruit de cette recherche qu’elle expose sous le nom L’outrepeau. « L’outrepeau pour le goût des autres, la peau des autres… » Et pour sortir de la légèreté de l’encre de Chine, elle va chercher l’épaisseur de la matière, travailler les enduits. « C’est très matiéré, ça demande une force physique (elle peint à la spatule !), j’en ai des crampes aux mains ! » Mais sur cette force de l’enduit, il faut remettre de la douceur… Ce sont les couches de vernis qui apportent moelleux et tendresse.
La toile devient lisse comme du plastique et sonne comme une peau de tambour. D’ailleurs, le son est un repère qu’elle utilise pour donner de la cohérence et du mouvement à son travail (Elle s’est reconnue dans la musique de Kareen Guiock/Dominik Panol et Hermann). « Ce ne sont pas des natures mortes, mais de la matière vivante ; il faut donc l’amener à un rythme, un mouvement, une présence… Il faut un champ ouvert, que l’œil se perde dans le tableau et ne voit jamais la même chose. Tant que je n’ai pas l’impression de voyager dans la toile, ce n’est pas satisfaisant. » D’où ces effets de reliefs et de motifs. A l’origine, l’exposition devait s’appeler « Peau de peinture », mais il y a eu l’expo Soulages, l’Outrenoir, et comme elle vient de l’outre-mer, qu’elle n’aime pas les apparences, elle choisit d’emmener les gens au-delà de cette apparence récurrente et c’est L’outrepeau. « J’ai fait un pléonasme sans le savoir car l’outre est un sac de peau. » Alors, Peau Peau ? Elle n’a pas osé faire comme son père à l’AMEP qui, pour enseigner en créole le carré d’un chiffre, posait : « Lo carré égale lolo », tout jeu de mot mis à part…
FXG, agence de presse GHM
Née un 27 avril 1972 à Fort-de-France, jour anniversaire de la signature du décret d’abolition par Victor Schoelcher, la petite-fille de Constant Eudaric, adjoint au maire d’Aimé Césaire, et de Joelle Jules-Rosette, la dernière secrétaire particulière du poète, la fille du prof de math-physique Claude Eudaric, fondateur de l’AMEP, a été écolière à Redoute, collégienne à Schoelcher, d’où Judith Anin, sa mère, est issue, avant d’entrer au lycée Schoelcher à Fort-de-France. « Il s’est retrouvé pas mal de fois sur ma route… », sourit-elle en parlant de l’abolitionniste. En 1990, après un bac littéraire et mathématique (chyen ka pa fé chat), elle quitte la Martinique pour Paris, un 27 avril… Anglais et espagnol à Jussieu, Erasmus à Séville, un an à Londres où elle partage un appartement avec une étudiante en histoire de l’art, Alexandra Mollof (qui se fera connaître comme galeriste pour son travail avec Damien Hirst, l’homme au crâne en diamants) qui va lui donner le goût de l’art. De retour à Paris en 1996, elle se résigne à passer le CAPES et enseigne pour comprendre vite que ce n’est pas pour elle… « J’ai vécu la même rupture que mon père avec l’Education nationale. » Mais c’est grâce à ce CAPES d’espagnol et une analyse iconographique de la peintre mexicaine Frida Kahlo qu’elle a commencé à peindre. C’était en avril 1998, peut-être un 27 avril…
A voir et écouter sur France Ô, à partir du 25 janvier dans 10 minutes pour le dire avec Jean-Marc Bramy
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22 janvier 2010
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00:34
Karam n°2 de la liste UMP pour les régionales à Paris
Rapporté par le Figaro citant le Parisien : « Dix jours avant la présentation des listes UMP pour les régionales, une réunion à l'Elysée hier soir - à laquelle ont participé Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse - a permis de trancher le cas du n°2 de la liste de la majorité présendielle à Paris. Derrière Chantal Jouanno, tête de liste départementale, c'est l'actuel délégué interministériel à l'Outre-mer, Patrick Karam, qui a été choisi, rapporte ce matin Le Parisien. » Rappelons qu’une autre Ultramarine est bien placée dans la capitale, sur la liste Europe Ecologie, c’est Janine Maurice-Bellay, qui avait été élue en 2004 sur la liste socialiste. Ses prises de position violentes contre Georges Frêche et son éviction par le PS de sa circonscription comme candidate aux législatives en 2007 l’avait conduite à entrer en dissidence. Enfin, les socialistes ont offert une place éligible dans le 94 à l’ancien champion et maire adjoint de Créteil, Stéphane Caristan. Et bien sûr, le Modem de François Bayrou a fait un vrai coup pour l’ouverture à la diversité en mettant tête liste régionale, l’Antillais Alain Dolium.
FXG, agence de presse GHM
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22 janvier 2010
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00:20
Gaston Flosse sera jugé à Tahiti
La Cour de cassation a rejeté mercredi la requête de Gaston Flosse visant à obtenir le dépaysement à Paris de l’instruction par des juges de Papeete de l’affaire de l’OPT. Son avocat, Me Lyon-Caen avait invoqué la « suspicion légitime ». Dans cette affaire, l’ancien président du territoire de la Polynésie française, Gaston Flosse, est mis en examen des chefs de corruption passive, recel d’abus de biens sociaux et complicité de destruction de preuves. C’est dans le cadre de cette instruction que Gaston Flosse avait été brièvement incarcéré par deux fois en fin d’année dernière.
FXG, agence de presse GHM
L’arrêt de la Cour de CassationRequête de Gaston Flosse tendant au renvoi pour cause de suspicion légitime devant une autre juridiction du même ordre de la connaissance de la procédure suivie contre lui devant les juges d’instruction co-saisis du tribunal de 1re instance de Papeete du chef de corruption passive, recel d’abus de biens sociaux et complicité de destruction de preuves, la Cour, statuant après débat en audience, sur le rapport du conseiller Pometan, les observations de la SCP Lyon-Caen, avocat en la Cour, et les conclusions de Mme l’avocat général Magliano, attendu que la requête est régulière dans la forme, qu’elle a été signifiée, qu’elle est donc recevable, vu les mémoires produits en demande, vu les moyens invoqués par le demandeur à l’appui de sa requête, attendu qu’il n’existe pas, en l’espèce, de motif de renvoi pour cause de suspicion légitime, par ces motifs, rejette la requête.
Interview Me Lyon-Caen " Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond là-bas "
C’est un peu court au niveau des motivations à votre sens ?
C’est la façon dont la Cour motive généralement les rejets de demande de renvoi pour cause de suspicion légitime. Elle ne motive pas davantage.
Cette réponse vous surprend-elle ?
Elle ne me surprend pas ; c’était le sens des conclusions de l’avocat général qui ne représentait pas le parquet, qui n’exprimait pas l’opinion du procureur général de Papeete. Elle a exprimé son opinion de magistrat de la Cour de cassation. Voilà. Ca veut dire que l’affaire continue d’être instruite sur place, aux mains des mêmes magistrats.
Que vous inspire le fait de savoir que l’instruction va continuer avec les mêmes juges ?
J’ai l’impression que leur siège est fait. C’est bien ce que j’ai soutenu, que leur opinion était déjà faite. Et que, par voie de conséquence, ils avaient déjà pris parti un peu et s’en étaient exprimé.
Car c’est bien cela qui avait motivé la requête de votre client ?
Oui… Pas seulement. L’intérêt d’une bonne administration de la justice voudrait que l’affaire ne soit pas jugée là-bas parce qu’il y a trop d’influence locale. Par exemple et c’est ce que j’ai plaidé : le fait que le budget du territoire n’ait pas pu être voté parce que M. Flosse était en prison, montre bien qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond là-bas.
Cette réponse à ce type de requête pour cause de suspicion légitime est habituel des arrêts de la Cour de cassation ?
Oui, oui… Le plus souvent, c’est ce qu’elle décide.
Vous craignez aujourd’hui que l’affaire ne soit pas traitée aussi bien qu’elle ne l’aurait été à Paris ?
Je pense que oui. Elle serait traitée avec plus de distance à Paris.
C’est la personnalité de votre client…
Voilà ! Le fait qu’il ait été le responsable du territoire, président, qu’avec les élections successives qui ont fait de lui le chef de la majorité, puis le chef de l’opposition, puis chef de la majorité… C’est évident que ça ne peut pas ne pas exercer une certaine influence.
Vous aviez évoqué la possibilité de faire appel à la cour européenne des droits de l’Homme. Qu’en est-il ?
Non, je ne pense pas en l’état. A moins qu’on me demande de le faire mais à mon avis ça me surprendrait que ça marche.
C’est donc un chapitre qui se clôt ?
C’est un chapitre qui se clôt mais peut-être voudront-ils que je refasse une demande qui serait fondée non pas sur la suspicion légitime, mais sur l’intérêt d’une bonne administration de la justice.
Ce serait recevable ?
A mon avis oui, mais ça impliquerait qu’on interroge le Conseil constitutionnel parce que, à l’heure actuelle, en droit français d’après le code de procédure pénale, le justiciable ne peut pas invoquer l’intérêt d’une bonne administration de la justice pour demander le dépaysement. Seul le procureur général de la Cour de cassation peut le faire. Et moi, je considère que cette discrimination entre le justiciable et le parquet crée une rupture d’égalité des parties devant la justice qui est inconstitutionnelle. Encore faudrait-il pouvoir saisir le Conseil constitutionnel dans un premier temps… Ce qui sera possible à partir du 1er mars prochain. Et dans un deuxième temps, il faudrait obtenir de la Cour de cassation, si on obtient satisfaction devant le Conseil constitutionnel, que l’intérêt d’une bonne administration de la justice commande le dépaysement.
Votre client y pense ?
Je ne sais pas
Quelle sera la réaction de Gaston Flosse ?
Il sera déçu, forcément. Je ne peux pas vous en dire plus. Je ne l’ai pas eu au téléphone.
Propos recueillis par FXG, agence de presse GHM
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22 janvier 2010
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00:13
Paris se mobilise pour Haïti
Dès la connaissance des faits dramatiques ayant touché Haïti, la Ville de Paris a engagé une démarche d’identification, parmi ses agents, d’éventuelles victimes directes ou indirectes de ce drame, afin de les accompagner individuellement. « Malheureusement, le chaos qui prévaut aujourd’hui en Haïti rend cette procédure particulièrement longue et complexe », indique le service de presse de la Ville. D’ores et déjà, la cellule d'urgence médico-psychologique ainsi que le service social de la DRH sont à la disposition de tous les agents qui souhaitent obtenir un soutien et un accompagnement. Face à un tel drame, la Ville affirme qu’elle « entend tenir toute sa place d’abord auprès de ses agents pouvant être impliqués dans le drame et, au-delà, auprès de la communauté haïtienne ». En témoignage de sa solidarité avec le peuple haïtien, le Maire a décidé d’apporter une aide exceptionnelle de 150 000 euros qui sera versée à deux ONG présentes en Haïti au plus près des populations, Médecins sans frontières et ACTED.
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